Ethylotests anti-démarrage bientôt obligatoires pour les récidivistes
C'est donc désormais officiel. Dans l'ère du temps depuis quelques mois, la mise en place de l'obligation d'éthylotests anti-démarrage pour les récédivistes a été annoncée par Michelle Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur. Elle dit vouloir affronter « la première cause des accidents, l'alcool ».
Michelle Alliot-Marie : « Nous savons tous que la première cause des accidents, c'est la consommation d'alcool. Nous avons décidé de mettre en œuvre une véritable politique en la matière, qui se base notamment sur les éthylotests anti-démarrage. Il est ainsi prévu la création d'une peine complémentaire qui pourra être prononcée par le juge pour obliger une personne condamnée pour conduite en état d'ébriété, à équiper son véhicule d'un éthylotest anti-démarrage ».
Le fonctionnement de ce type d'appareils est en effet très simple. Pour démarrer son véhicule, il faut, au préalable, souffler dans un éthylotest qui contrôle le degré d'alcoolémie du conducteur. Si celui-ci est supérieur à la limite autorisée, le démarrage du moteur sera neutralisé. Il sera donc impossible de démarrer le véhicule. Autant que cela puisse paraître, il s'agit d'un dispositif assez simple. Il est déjà adopté et développé par plusieurs constructeurs, comme par exemple Saab et son AlcoKey ou encore l'AlcoGuard chez Volvo.
Le constructeur français Renault serait aussi sur la voie en développant son propre système. Il y a d'ailleurs fort à parier que les constructeurs se mettront bientôt au diapason puisque la loi sera soumise au Parlement à l'automne prochain. Le coût actuel de cette installation est de 1 000 Euros environ. Mais une généralisation de ce procédé devrait tirer les prix vers le bas. La Ministre de l'Intérieur compte d'ailleurs sur une démarche volontaires des citoyens pour qu'ils installent ce dispositif sans avoir été au préalable épinglés par la justice. Ceci garantirait une plus grande sécurité, et donc une baisse du nombre d'accidents. Une négociation serait d'ailleurs en cours avec les assureurs pour diminuer le montant des primes annuelles en cas d'installation de son propre chef. Pour eux, moins d'accidents signifierait une révision des tarifs et donc une baisse de ces primes.
Jérémy Levenbruck
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