|
|
|
(CercleFinance.com) - Contrairement aux places européennes, Wall Street a évolué dans d'étroites limites tout au long de la séance, les indices consolidant entre -0,25 et -0,5% depuis la fin de la première heure de cotations pour demeurer en terriroire négatif jusqu'au coup de cloche finanl.
Si les investisseurs n'ont pas identifié de nouvelles raisons pour poursuivre leurs achats au même rythme qu'en fin de semaine dernière, ce lundi ne véhicule pas l'impression qu'un retournement de tendance s'est opéré au fil des heures: la preuve, le Dow Jones a récupéré la moitié du terrain perdu au cours de la dernière demi-heure pour s'effriter de -0,25%, le 'S&P-500' clôturant presque à l'équilibre (-0,05%) et le Nasdaq en 'repli' de -0,15% à 2.280Pts (après un test des 2.300Pts au cours des toutes premières minutes de cotations: un objectif psychologique a été atteint mais la véritable résistance fut testée dès jeudi à 2.320Pts).
La journée n'a pas été d'uhne grande densité sur le front micro ou macroéconomique: l'indice des indicateurs avancés du Conference Board censé préfigurer l'évolution de l'économie américaine dans les six mois à venir s'est avéré décevant avec un recul de -0,1% 101,7 en juin après -0,2% révisé en mai.
Sur le compartiment du pétrole, le baril WTI - qui était retombé sous le seuil des 130 dollars en milieu de journée- rebondissait au-delà des 132$ dollars (+1,7%) en fin de soirée lundi (Exxon a repris +1,8% et Chevron +1%).
'Lors de son allocution devant le Congrès la semaine dernière, Ben Bernanke - le président de la Fed - a lui-même reconnu que les perspectives économiques actuelles se caractérisaient par un degré élevé d'incertitude', rappellent aujourd'hui les analystes de Raymond James.
'Si la Fed n'arrive pas à déterminer ce qu'il va se passer et quelle va être sa politique dans les mois qui viennent, que reste-t-il aux investisseurs?', s'interrogent les stratégistes.
Largement soutenus par ses composantes financières, le Dow Jones avait ouvert en hausse après un gain de +3,6% la semaine passée. Les valeurs bancaires affichaient des performances contrastées à l'issue de la séance mais le Dow Jones limitait son repli grâce à l'envolée d'AIG (+5,8%) puis aux résultats jugés meilleurs que prévu de Bank of America.
Les titres de la première banque américaine (sur le créneau du crédit immobilier) ont pris 4% ce lundi sur le Dow Jones (soit +65% en 4 séances)après la publication d'un résultat net de 3,41 milliards de dollars au titre de son deuxième trimestre, en baisse de 41% par rapport à la même période de 2007. Ce chiffre est supérieur à la prévision moyenne des spécialistes.
Citigroup (+1,75%) lui emboîtait le pas mais JP morgan rechutait de -3,5%, Lehman de -4% (après +70% en 4 jours) et Morgan Stanley de -5,5% (après +33% en une semaine).
Merck décrochait de -6,25%% après avoir décidé, avec Schering-Plough, de reporter sa publication de résultats du 2e trimestre en raison de la tenue d'une conférence sur l'anticholestérol Vytorin.
Yahoo! abandonnait 3,5% après avoir annoncé avoir la signature d'un accord avec Carl Icahn, aux termes duquel le milliardaire intègrera le conseil d'administration du groupe californien. Les grands perdants du jour sur le Nasdaq furent Broadcom, Expedit et Cadence Design (-4,7%) puis les compagnies aériennes Ryanair (-4,3%) et UAL (-8,3%)... score partagé avec Continental et US Airways.
Après clôture, Apple chutait de -4% sur un profit trimestriel de 1,19$ (proche des 1,20 anticipé) et un chiffre d'affaire de 7,5Mds$ légèrement supérieur aux attentes... mais les prévisions de la direction sur le second semestre 2008 déçoivent, d'où la sanction en cotations électroniques, après une séance irrégulière qui s'était conclue par un gain de 0,7%.
Ph Béchade
Copyright © 2008 CercleFinance.com. Tous droits réservés.
|
|