Hélène Mandroux : « On peut gagner contre les armes »
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Une centaine de personnes s’est rassemblée en début de soirée à Montpellier devant l’opéra place de la Comédie pour exprimer leur joie après la libération d’Ingrid Bétancourt. Pendant six ans, ils se sont battus au sein du Comité Bétancourt 34 ou d’autres associations oeuvrant dans le même sens et aujourd’hui c’était un sentiment de pur bonheur qui prédominait. « Le rêve est devenu réalité », « Après tous ces moments de doute, c’est irréel. » On pouvait entendre aussi de l’admiration pour Ingrid Bétancourt. « C’est un être exceptionnel. Après sept ans de galère, elle n’a pas de haine et porte toujours son message de paix. Elle nous donne une leçon de vie ».
Plusieurs
élus étaient présents dont Hélène Mandroux, maire de Montpellier qui a prononcé quelques mots après un Ave Maria interprété par la chanteuse lyrique montpelliéraine Nathalie Nicaud. « Ingrid est un symbole, c’est une femme politique qui est allée au bout de son engagement. Elle a montré que quand on a des valeurs et qu’on les défend jusqu’au bout, on peut gagner contre les armes. » Elle a aussi remercié les Montpelliérains qui ont signé les registres déposés en mairie. « Ce n’était peut-être que des grains de sable mais ce sont tous ces grains de sable qui font qu’aujourd’hui Ingrid est libre. »
Ensuite c’est Sophie Sudres, présidente du Comité Bétancourt 34 qui a pris la parole. « On a eu raison de croire » a-t-elle dit. « Mais le combat n’est pas fini, il reste des otages en Colombie et nous continuerons à nous mobiliser pour qu’eux aussi soient libres. » Avant de donner rendez-vous à Baillargues demain vendredi à 19h pour un apéritif festif.