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Édition du vendredi 29 août 2008

AudeUn des deux incendies « fixé », mais le second en reprise

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Mise à jour à 14 h. Le Codis de l'Aude a déclaré à l'AFP que le feu de Foncouverte a été « fixé » aux alentours de midi. Plusieurs groupes d'intervention ont déjà été dégagés du site.
Pourtant, le premier foyer, déclaré jeudi vers 17h30 était en reprise « sur un flanc dans un endroit inaccessible » (toujours selon le Codis de l'Aude). 450 hectares de garrigue ont déjà été brûlé par cet incendie. 

Mise à jour à 11 h. 400 hommes et neuf avions bombardiers d'eau continent ce vendredi matin de lutter contre les incendies dans l'Aude. Quelque 600 hectares de végétation ont brûlé dans l'Aude depuis jeudi après-midi, après deux départs de feu dans le massif des Corbières. Les deux incendies, distants d'une quinzaine de kilomètres et
qui forment « le plus gros feu de l'été sur le bassin méditerranéen », se sont propagés rapidement, en raison « d'une forte sécheresse », a indiqué à l'AFP le lieutenant-colonel Alain Destainville, du Codis de l'Aude.

Un premier incendie a été signalé jeudi vers 17 h 30 dans une zone inhabitée du massif des Corbières. Toujours en cours, il a déjà détruit quelque 450 hectares de pinède. Quinze groupes d'intervention à bord de 36 véhicules, aidés de neuf avions bombardiers d'eau, tentaient toujours de circonscrire l'incendie, qui s'est propagé « sur le flanc droit d'une montagne difficile d'accès où seuls les avions peuvent être envoyés », a ajouté Alain Destainville. Les rotations des bombardiers d'eau, interrompues à la tombée de la nuit, ont repris tôt vendredi matin. Ces appareils « tentent de former une barrière en lisière du feu, permettant de le retarder avant qu'il n'atteigne une barre rocheuse inaccessible », a-t-il précisé.

Le second incendie, qui s'est déclaré vers 22 h 30 à une quinzaine de kilomètres à l'ouest du premier foyer, a détruit 150 hectares et mobilisait vendredi matin onze groupes d'intervention, soit 150 hommes, mais « l'évolution de la situation est favorable », selon les pompiers.

Aucun blessé et aucun dégât important n'ont été enregistrés dans cette région peu habitée, à proximité du village de Saint-André-de-Roquelongue, à une quinzaine de kilomètres de Narbonne. Certaines habitations ont toutefois dû être protégées des flammes par les pompiers, a précisé le Codis. Un poste de commandement mobile, appuyé par un hélicoptère de commandement, a été installé vendredi au château de Lastours, au sud de Portel-les-Corbières.


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30/08/2008 à 15h35 | xoni34  

Jordi, heureux de voir que vous pouvez aussi faire des posts plus nuancés et constructifs :) Pour ce qui est du nom d'Alep, étant du Languedoc je ne connais pas de coin portant ce nom, on m'a toujours dit que c'était une ville en Syrie (cf = http://fr.wikipedia.org/wiki/Pin_d'Alep ou encore = http://nature.jardin.free.fr/arbre/ft_pinus_halep.html). Et ok pour la biodiversité de l'Aigoual. J'y suis encore allé visiter un arboretum (St Sauveur-les-Pourcils) cette semaine, un vrai régal.

30/08/2008 à 11h46 | Jordi  

Xoni34 nous parle de pin d'Alep, le pin plus commun en boisement dans l'Aude, comme pin autochtone : comme chacun sait Alep est une ville du Languedoc ...ARFF ! La problématique de l'Aigoual n'est pas celle des Corbières et Georges Fabre fut un précurseur en ayant pris en compte la notion de bio-diversité : épicéa, mélèze, pin à crochet, pin noir et pin laricio. Quand à un sol capable d'absorber une pluie de 300 mm (300 l /m2) et se ressuyer en quatre jours, grâce à un boisement de pin, c'est ne rien connaître aux sols ni aux cycle de l'eau ... Si le pin (d'Alep !) apparaît comme premier arbre, c'est tout simplement que le pin est une espèce invasive ! Une fois installée, plus grand chose ne pousse, sauf quelques herbes vite sèches qui servent au départ de feu ! Pour conclure le boisement autochtone était, pour ce qui est des pins, le pin maritime cantonné sur les cotes plus humides, plus rare à l'intérieur. La garrigue est le fruit d'une évolution due à l'homme : d'abord forêt de chênes dégradée par l'homme et l'élevage (chèvres, brebis+écobuage) en formation végétale basse, puis à partir des années 1920 apparition massive des pins d'Alep. La fin de ces incendies à répétition passe par la restauration des essences d'origine plus résistante au feu et le nettoyage naturel en favorisant le retour des troupeau de brebis (sans écobuage). Des coupes feu suffisamment larges en zone sensible seraient les bienvenus ...

29/08/2008 à 21h18 | DOM  

ARRETER DE JETER VOS CLOPES N'INPORTE OU ET CELA SERA BIEN CELA PLUSIEURS FOIS QUE JE VOIS DES FEMMES AU VOLENT QUI JETTENT LEURS CLOPE DANS L'herbe mesdames vous aves des cendriers

29/08/2008 à 17h47 | webmister  

J'ai toujours pas compris le rapport avec l'Afghanistan.....

29/08/2008 à 15h53 | Xoni34  

Jordi, tous les pins n'ont pas été plantés de la main de l'homme. Dans mon coin ils sont bel et bien naturels (Pins d'Alep) et il est vrai particulièrement inflammables l'été. Quand à la stérilisation des sols, il suffit d'aller dans une pinède non débrousaillée pour voir que c'est infranchissable, de la broussaille de partout, on passe notre temps à l'enlever, en prenant soin de conserver le chêne vert et tous les non résineux qui sont l'avenir des Pinèdes. Car d'une manière naturelle, c'est le chêne vert qui prend le relai de la Pinède ici. Donc sur terres déboisées par l'homme, de manière naturelle c'est le pin qui reconquiert l'espace, puis laisse la place au chêne vert (Comme par exemple tout autour du Pic St Loup). Quand au ruissellement, vous direz ça au gardes forestiers du massif de l'Aigoual où les conifères ont été planté en masse il y a un siècle justement pour limiter le ruissellement. Si vos chaussures restent propre après la pluie c'est que le sol est probablement calcaire et caillouteux, là ou la pin est à l'aise, et donc très perméable au contraire. Donc merci de ne pas passer à l'acte quand votre tentation de "craquer l'allumette" (sic) vous démange.

29/08/2008 à 15h29 | pourlevin  

C'est scandaleux. Ces feux sont criminels et l'abandon des vignes dont certaines pouvaient servir de pare feu ne va rien arranger. Le massif des Corbières est un de nos biens les plus précieux. Et Jordi me parle de pins. Il oublie les pins maritimes qui peuvent s'inscrire dans le décor plus d'un siècle, il oublie la garrigue et toutes ses essences inestimables. Une fois de plus on ne peut se résoudre qu'à féliciter les pompiers pour les risques qu'ils prennent. Tout cela est écoeurant.

29/08/2008 à 15h12 | Jordi  

Pour Nemo : la disparition du couvert végétal des Corbières est plus ancien et n'est pas lié à la vigne mais à l'élevage : chèvres + écobuage ... Au début du XIX ème siècle, la vigne n'était qu'en quatrième position derrière l'élevage, les céréales et l'olivier ...

29/08/2008 à 15h08 | Jordi  

Musi n'a jamais vu de pins flamber de près : 1 - les arbres explosent (essence de pin !) et projettent des escarbilles à plus de 20 m ... Les chênes et particulièrement le chêne liège (on manque de liège en France !) brûlent beaucoup plus mal, comme la plupart des "non-résineux" ... 2 - Au niveau économique, seuls les arbres droits, rares en garrigues, se vendent en poteau. On n'est pas dans les Landes où le sol plat facilite les travaux d'installation ; chez nous le pin est installé sur des terres escarpées, d'accès difficile, sans valeur agricole. Nos pins, le plus souvent tortueux n'aurait comme débouché que la pâte à papier, mais il n'y a pas d'usine de traitement assez proche. Du coup un hectare de pins se négocie à moins de 500 € l'hectare (s'il n'est pas constructible), l'écrasante majorité des pinèdes se "donnant" en accessoire à l'achat de terres agricoles (c'est mon cas !). 3 - D'accord pour la facilité d'installation du pin : enraciné superficiellement, pas besoin de travaux complexes de préparation du sol. En stérilisant et acidifiant les sols (bonjour la bio-diversité !), il simplifie au maximum les travaux de débroussaillage et de nettoyage. Quand au pin comme tête d'assolement, vu qu'il stérilise les sols, il est pas évident de faire pousser quelque chose derrière ; d'où la tentation de "craquer l'allumette" pour "désinfecter" et récupérer un peu d'engrais naturel ... 4 - Enraciné en surface, il participe à la compacité des sols et de plus, le tapis d'aiguilles sèches à ses pieds joue un "rôle de tuiles", tout part, tout glisse : en novembre 1999, trois jours après 300 mm de pluie, on a pu s'entraîner en pinède sans se crotter les "Adidas" ! Signe que l'eau n'avait fait que passer et se s'était pas infiltrée, elle avait glissé ailleurs, comme on l'a vu ! Pas d'infiltration en période humide signifie pas de mise en réserve pour l'été : les résineux participent au tarissement des sources. La végétation traditionnelle de nos garrigues et maquis, la vigne, les terres cultivés favorisent d'avantage le cycle de l'eau et la prévention des inondations. Comme en France, on n'aime pas se remettre en question et que les solutions à court terme l'emporte toujours, le pin a encore beaucoup d'avenir, les feux de forêt aussi ! Bravo aux pompiers pour ce sacerdoce pénible et dangereux ! Mention spéciale aux pilotes des avions bombardiers d'eau : qui a un peu piloté, mesure la réalité des risques pris ...

29/08/2008 à 14h57 | nemo  

Bravo à tous les pompiers, qui meme si mal payés, assument leur boulot. et toujours pour nous servir, contrairement à nos politiques qui sont grassement payés pour nous desservir ! Le probleme des feux est plus vaste, et la premiere cause est la plantation massive de vigne vers (ou avant)1800 qui a entrainé une grave deforestation entrainant un changement climatique des corbieres.... On aurait du mal maintenant à alimenter tous les moulins à eaux qui parsemaient les corbieres il y a 4 siecles..... Ce qui nous dit la pluviometrie d'alors. Vu le climat actuel, il me semble difficile de faire pousser du peuplier .... A part pins et chenes verts, pas grand chose pousse, sauf l'eucalyptus encore plus inflamable..... De toute façon tout brule quand il fait chaud et sec. Encore merci aux pompiers.

29/08/2008 à 13h49 | Jordi  

Comparaison n'est certes pas raison et l'allusion à l'Afghanistan n'était qu'une mise en situation ; on appelle cela aussi une introduction ... Quand tu ne sera plus un bébé, tu apprendras peut être à lire ! T'as raison et continuons à replanter des pins qui brûleront toujours ! Pins qui contribuerons à augmenter le risque d'inondation, à favoriser la sécheresse des sols, à appauvrir la bio-diversité et à faire marcher le "business du feu" ...

29/08/2008 à 13h38 | Musi  

C'est étonnant comme les gens qui prennent un minimum d'élément dans leur analyse sont près à hurler leur vérité sans le moindre recul. 1-toutes les essences méditerranéenne brûlent en été! Pins, chênes, genêts, landes sèches etc.... 2-un pinède? sans valeur financière?prix moyen 25€, avec toute l'industrie de transformation qui suit et les emplois induits! 3-Le pin est l'essence la plus facile à introduire sur un sol non boisé.....d'autres essences peuvent plus facilement succéder aux pins ensuite. 4-Lors des orages d'automnes si on enlève le couvert forestier, les dégats liés aux ruissellement sont nettement plus destructeurs donc couteux.... Bref la liste est longue.... Bravo au pompiers et à tous les gens de terrain, c'est tout ce que je retiens de cette info!

29/08/2008 à 13h33 | dur dur d\'être bébé  

N'importe quoi, à ce moment là on peut tout remettre en cause. Le budget des jeux olympiques pourrait nourrir tous ceux qui ont faim pendant un an, etc .... Vraiment débile comme réflexion !

29/08/2008 à 11h47 | Jordi  

Pendant que des hommes meurent par manque de moyens en Afghanistan (hélicoptères, drônes, avions d'appui au sol etc.), nous vivons avec l'incendie actuel de 500 ha de pinède dans l'Aude, une débauche de moyens ! Débauche d'hommes, de véhicules, d'avions et d'hélicoptères pour 500 ha de pin sans aucune valeur économique et sans valeur patrimoniale (le pin est un arbre d'introduction récente). En plus d'être une essence très inflammable, le pin est un véritable désastre environnemental ; stérilisation et imperméabilisation des sols, limitation drastique de la bio-diversité, déséquilibre du cycle de l'eau favorisant à la fois les crues et la sécheresse. Des coupes feux réalisés au bulldozer laissant la "part du feu" d'hectares qui brûleront de toutes façons auraient été plus judicieux et plus économique ... A quand une réflexion sur la restauration des essences originelles beaucoup moins inflammables pour ne pas replanter des pins qui sont de véritables bombes incendiaires et qui ont vocation à brûler ? Je sais : on est en France ! On a parlé du "business des feux de forêts" : un bon sujet d'article !


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