Il semble que vos cookies ne sont pas activés sur votre navigateur. Pour que nous puissions vous montrer les informations liées à votre ville, vous devez choisir une des villes suivantes:
Mis à jour 08-09-2008 15:02
Zinedine Zidane : " Je n’ai pas de doute sur l’équipe de France "
En marge de la Danone Cup, Metro a pu rencontrer l’ancien capitaine de l’équipe de France. Il parle de ses enfants, des jeunes footballeurs, de sa reconversion mais revient aussi sur le déroute des Bleus en Autriche.
Zinedine Zidane
Photo : DR.
Quand vous voyez tous ces joueurs chaque année sur les terrains de la Danone Nations Cup, vous aimeriez que vos enfants y participent ?
C’est vrai que les miens aiment bien jouer au foot. Ils n’ont encore jamais pris part à la DNC, mais je pense que ça leur plairait bien. En ce moment, ils s’entraînent deux à trois fois par semaine, ils ont du plaisir à faire ça et je pense que c’est ça le plus important.
Croyez-vous que le niveau de cette année ait augmenté ?
Ah oui complètement. Et cela chaque année en plus. Ils sont bien plus impressionnants qu’auparavant, notamment sur le plan technique. Depuis huit ans, je vois aujourd’hui l’évolution et c’est vrai que ça devient pour eux une obligation d’arriver sur la plus haute marche. Ils font tout pour y arriver et je trouve ça génial.
Y a-t-il une équipe qui vous a marqué plus que les autres ?
L’Afrique du Sud, comme l’an dernier notamment, et cela pas seulement parce qu’ils avaient gagné. En fait, quelque part sur le terrain, j’ai trouvé que l’équipe prenait énormément de plaisir. Et ça c’était assez flagrant et c’est sympa pour ceux qui regardaient.
Savez-vous s’il y a d’anciens joueurs de la DNC qui sont devenus pros ?
Je vais vous répondre sincèrement : pas du tout (Giovani Santos, l’ancien du Barça, a foulé les pelouses de la DNC tout comme Rudy Haddad, l’ancien du PSG, ndlr). Mais s’il y en a, c’est bien de voir que leur passage à la DNC leur a en quelque sorte permis de rentrer en centre de formation puis de pouvoir jouer avec les pros.
En 2010, la DNC sera en Afrique du Sud, comme le Mondial des pros. Pensez-vous que la DNC y gagnera en popularité ?
Je pense que oui, mais la DNC aujourd’hui est déjà connue dans le monde entier. Et ça se voit. Quand on voit tous les gamins qui veulent participer à cette compétition, on se rend compte de sa notoriété.
Jouez-vous aux jeux vidéo de foot ?
Non pas du tout.
Même pas avec vos enfants ?
Non, même pas avec mes enfants. Moi, je préfère y jouer physiquement. Mes enfants y jouent de temps en temps, mais moi j’ai passé l’âge (il sourit).
Que pensez-vous que ces jeunes ressentent au moment de vous rencontrer ?
Au moment de me rencontrer ? (Il sourit) pas grand-chose. C’est vrai qu’ils sont plutôt contents de me voir, et moi, ça me touche à chaque fois puisque ce sont des enfants. Le fait de me dire que je suis soutenu par tous ces enfants me fait plaisir.
Participer à ce genre d’événement ne suscite-t-il pas chez vous une envie d’entraîner ces jeunes ou d’occuper un rôle auprès d’eux ?
C’est ce que je fais avant tout avec mes enfants, j’essaye d’être avec eux le plus possible. Après, on verra bien plus tard. Pour l’instant je suis parrain de la DNC et quelque part je me dis que j’ai été un exemple pour ces jeunes et que le fait de les accompagner et de voir leur évolution suffit à leur faire plaisir.
Que voudriez-vous dire aux footballeurs en herbe ?
La chose la plus importante pour moi c’est qu’ils prennent du plaisir à être sur le terrain. Et ce qui est le plus flagrant dans cette Coupe du monde des enfants, c’est de voir un Japonais avec un Turc, même s’il y a la barrière de la langue, partager un moment ensemble. Je trouve que c’est ça qui est enrichissant.
Vous êtes le parrain de l’association ELA et vous êtes aussi, avec Ronaldo, l’ambassadeur de bonne volonté des Nations unies pour le développement. Pensez-vous avoir le temps pour vous engager dans d’autres œuvres auprès des enfants notamment ?
C’est vrai que mon temps est bien rempli. Je crois que c’est difficile de dire que je peux faire plus que ce que je fais aujourd’hui, surtout auprès des enfants. Je suis parrain d’ELA, je suis parrain de la DNC, il y a plein d’autres choses aussi, mais c’est franchement compliqué d’en faire plus… mais on ne sait jamais.
Justement, parrainer des jeunes c’est quelque chose qui vous tenait à cœur et qui vous trottait dans la tête depuis longtemps ?
C’est surtout quand Franck (Riboud, PDG de Danone) me l’a proposé que je me suis dit que c’était super. Car tout simplement, ça parle de foot et j’en suis passionné. Le fait de parrainer la DNC faisait que je me retrouvais immédiatement dans mon élément, donc j’ai tout de suite dit oui. De plus, toute la récolte de l’argent obtenu lors de la DNC va directement à ELA, et ça, ça m’a plu.
Guy Roux avouait récemment qu’il ne se considérait pas comme un retraité mais comme un reconverti. Vous, comment vous considérez-vous ?
(Il rigole.) Si je dis que je suis à la retraite à 36 ans, je vais faire mal à la tête à certains. Je ne parle jamais de retraite. Je dis que je fais aujourd’hui autre chose. La vie que j’ai menée pendant 17 ans est complètement différente de ce que je vis aujourd’hui. A l’heure actuelle, j’essaye d’apprendre certaines choses, tout ce que je n’ai pas pu apprendre quand je jouais. J’étais très concentré sur mon sujet pendant 17 ans, et je ne faisais que ça. Tout mon temps n’était consacré qu’au foot, aujourd’hui je fais totalement autre chose. Le plus important c’est que ce sont des choses qui me plaisent.
Le fait d’avoir plusieurs casquettes de parrain est-ce là uniquement ce qui constitue votre reconversion ?
(Il sourit.) Ben oui. Ça suffit non ? Pour le moment, mon temps, il est bien rempli. L’important, c’est surtout de ne pas se tourner les pouces. Car ce qui est difficile c’est ça. C’est de se dire : « Bon, on arrête quelque chose. Ma carrière s’est arrêtée, j’ai 34 ans, qu’est-ce que je fais ? ». C’est sûr que si, du jour au lendemain, je n’avais plus rien fait, ça aurait été très, très difficile. D’ailleurs, je pense que la transition n’est pas facile : il faut s’organiser car c’est une autre vie qui commence et c’est ce que je m’efforce de faire aujourd’hui.
Pensez-vous un jour avoir un véritable engagement dans un club professionnel de football ?
Oui, ça viendra certainement. C’est en projet, mais il y a tellement de projets. (Il sourit.)
Vous avez regardé le match des Bleus face à l’Autriche (3-1). Que pensez-vous de cette équipe et du match en lui-même ?
C’est une défaite qui n’est pas la bienvenue mais, en même temps, ça ne fait que commencer. C’est vrai que la compétition – la qualification pour le Mondial 2010 – a mal débuté mais on n’est pas éliminé pour autant. Il y a encore beaucoup de matches. Il faut surtout laisser le temps à cette équipe de se mettre en place. C’est compliqué de sortir d’un Championnat d’Europe comme celui disputé par les Bleus. Je n’ai pas de doute sur cette équipe. En revanche, j’ai un petit message : je pense qu’il faut surtout laisser tranquille Mexès. Même si samedi soir, il a été « en dedans », c’est le joueur en devenir, et ce mec-là il faut le soutenir après un match comme ça, plutôt que d’essayer d’enfoncer le clou.
Pourquoi ce message ?
Parce que c’est justement un joueur d’avenir et que c’est peut-être ce genre de joueur qui, en 2010, ou même après, apportera la victoire un moment donné à l’équipe de France. Donc laissons-le et laissons-les tranquilles. Propos recueillis par Laurent Falla, au Parc des Princes.
Metro Photo Challenge : les meilleures photos
C'est le Canadien Joel Charlebois qui a gagné le grand concours photo international organisé par Metro. Il remporte 1200 euros et un voyage pour deux... à Paris.
Comment couper un concombre avec une voiture
Un dérapage millimétré pour découper un concombre ? Certes, ça ne sert à rien mais c'est impressionnant.
Immobilier
Vous cherchez un appartement à louer ? Une maison à acquérir ? Un prêt compétitif ? Trouvez votre bonheur avec Metro Immo !
Rencontres
Envie de trouver l’âme sœur? Inscription gratuite et rapide sur Metro Rencontres
Spectacles
Théâtre, concerts, spectacles... Faîtes vos réservations sur Metro Spectacles ! Simple et rapide.
Co-voiturage
Au quotidien ou de manière occasionnelle, trouvez via Internet des personnes souhaitant partager un véhicule.
Emploi
Avec Metro Job, trouvez votre futur emploi parmi près de 20.000 offres.

