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Mis à jour 26-06-2008 11:37
Clasico ou finale surprise?
L'Espagne et la Russie s'affrontent ce soir pour rejoindre l'Allemagne en finale de l'Euro...
Pavlyuchenko (Russie)
Photo : Eric Becquet / Metro
Hier en fin de journée, Russes et Espagnols se sont croisés dans les coursives du stade de Vienne, pour un dernier entraînement. Puis, il fut l’heure pour Capdevila, aux côtés de Ramos et Iniesta, d’exposer ses motivations, devant les 83 caméras du monde entier : "cela n’aura rien à voir avec la rencontre du premier tour (victoire 4-1 des Espagnols). Contre les Néerlandais, les Russes ont réalisé le match parfait, ils ont démontré qu’ils n’étaient pas là par hasard".
Au petit jeu de la tirade, le sélectionneur Guus Hiddink, jovial, avait su faire sourire la salle, quelques minutes auparavant, venant au secours d’un présentateur empêtré dans son anglais. "Mesdames et messieurs, la conférence est ouverte !". Puis, plus grave : "Je suis ravi de voir autant de personnes ici, ce qui veut dire que le football est très vivant dans le monde. Ce qui veut dire aussi, parce que nous sommes là, que le football Russe est en pleine renaissance ! C’est le moment pour le football russe de profiter des bons résultats pour modifier les infrastructures du pays". Renaissance et reconstruction pour le football russe, impatience pour le football espagnol. "Le match de ce soir est très important pour nous, mais il l’est surtout pour le pays qui attend de nous que nous allions en finale et atteindre ce titre qui nous manque", affirme Sergio Ramos.
Les deux formations ont plusieurs points communs. Un jeu porté vers l’offensive, d’abord, même s’ils n’ont pas forcément la même façon de l’orchestrer. Iker Casillas, qui a connu Hiddink a ses débuts au Real annonce la couleur : "Ce sera un superbe match parce que les deux équipes sont offensives, elles partagent la même philosophie du football". L’Espagne aime posséder le ballon, la Russie s’appuie sur un jeu de contres, animé par Arshavin, déjà convoité par le … FC Barcelone.
"Physiquement, la Russie, c'est l'équipe la plus forte des demi-finalistes. Nous devrons faire en sorte de les empêcher de jouer et de développer leurs contre-attaques. Il faudra les presser et réduire les espaces", explique Aragones, le patron de la Seleccion, en partance annoncée, après l’Euro, pour Fenerbahce.
Mais les deux pays ont surtout cette particularité : dans les vingt dernières années, leur palmarès est proche du vide sidéral. D’un côté, l’Espagne, n’est jamais allée plus loin qu’un quart de finale depuis sa finale perdue à l’Euro 84 face la France. Pour la Russie, c’est pire. Depuis la finale perdue par l’ex-URSS en 88 face aux Pays-Bas, elle est enfin sortie cette année d’un premier tour. Les deux formations ne comptent chacune qu’un titre majeur. L’Euro 1964 pour l’Espagne, celui de 1960 pour les Russes. Alors, au-delà de cette revanche d’un soir, c’est surtout une énorme opportunité qui s’offre à ces deux sélections : s’offrir enfin une nouvelle finale, voire un titre.
Le résumé de l'autre demi-finale
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