jeudi 09 octobre 2008, 14:14
Adami, Emile Claus, Frits Van den Berghe, Calder, Arman, Raveel, Alechinsky l'amateur d'art ne saura où donner de la tête. Les noms les plus prestigieux figurent au rendez-vous que De Vuyst fixe au grand public dès le 2 octobre pour l'exposition.
L'ancien mais surtout le nouveau
L'art ancien est représenté par un grand panneau anversois du XVIe siècle de l'entourage de Michel Coxie figurant une Résurrection du Christ (+/- 1550-1560, estimation 14/18.000 euros).
Pour le XIXe, on ne manquera pas La Visite, une délicieuse toile de la main d'Alfred Stevens (estimée 55/70.000 euros) ainsi que de nombreuses peintures animalières dues à Louis Robbe (avec une grande toile de La traite des vaches au coucher du soleil, 6/8.000 euros), Théodore Fourmois ou Alfred Verwee. Quelques marines et sculptures complètent ce panorama qui culmine avec des uvres d'Emile Claus (Flandres, 1890, 65/75.000 euros) ou d'Henri Evenepoel et son fameux Noyé du Pont des Arts (1895, 55/65.000 euros).
On y trouve également des eaux-fortes d'Ensor (La cathédrale, 1886, 8/10.000 euros et, surtout, celle rehaussée à la main intitulée La vengeance de Hop-Frog de 1898, estimée 33/38.000 euros !) ainsi qu'une huile sur carton de Georges Lemmen (Les petits Souliers, ca. 1897, 26/30.000 euros) et une toile de Degouve De Nuncques (Les pommiers en fleurs, 1908, 50/70.000 euros).
Côté fauves brabançons, la palme revient à l'aquarelle Femme dans le bois de Rik Wouters (+/- 1912, estimée 50/60.000 euros). On notera également des uvres de Tytgat (Cavalcade à Nivelles, 1922, 40/50.000 euros), Brusselman ou Thevenet. Dix uvres de Léon Spilliaert seront mises en vente dont un lavis du Chenal du port d'Ostende de 1909 (25/30.000 euros). Au rayon de l'expressionnisme figurent Les Mandarins, une uvre extraordinaire de Frits Van den Berghe de 1928 dont l'estimation oscille autour des 35/45.000 euros. Deux bronzes de George Minne Baigneuse IV (7/9.000 euros) et David (4.500/5.000 euros) datent de la même année.
De Judd à Raveel en passant par Hundertwasser
L'art international moderne et contemporain est particulièrement bien représenté avec Les conserves du sang de l'or et des épinards sur une étagère (1957) une grande technique mixte sur toile typique de l'artiste autrichien Hundertwasser (1928-2000), estimée autour des 160/200.000 euros.
Parmi les artistes français, on relèvera Arman avec une de ses « transculptures » (La bien gardée, bronze de 1996/97, ex. Nº8/8, estimation 80/100.000 euros), deux sculptures de Niki de Saint Phalle (Vase Serpent en résine et laiton autour des 16/20.000 euros et Wheel of Fortune, une céramique évaluée 22/26.000 euros) et des uvres de Léonor Fini (La Serrure, 1965, 100/120.000 euros), d'Eugène Leroy ou de Bernar Venet.
Pour l'Italie, on peut pointer Adami (Progetto per una vitrina, 1968, 30/40.000 euros), Enrico Baj, Emilio Tadani, Mimmo Paladino. Parmi les sculpteurs figurent Lucio Fontana et Arnoldo Pomodoro (avec un bronze de 1962 Bassorilievo, estimé 30/40.000 euros).
Parmi les uvres les plus importantes d'artistes américains, il y a deux gouaches de Calder (respectivement 44/48.000 euros et 60/80.000 euros), l'acrylique Les Geishas de Wallace Ting (50/60.000 euros), une uvre en aluminium et plexi de 1986 de Donald Judd (Untitled, 35/40.000 euros), puis des Sam Francis, Christo, Tom Wesselmann
On retiendra aussi des uvres des membres du groupe Cobra, 6 uvres de Reinhoud dont le Scorpion en fer de 1956 (6/8.000 euros), deux volumes figés en bronze de Pol Bury (1999) et, côté peinture belge, le Pigeon dans une peinture intimité de 1977 de Raveel (25/35.000 euros) ou de Bram Bogart (Blauwe blokken, 1972, 15/20.000 euros). Que du beau monde !
De Valerio Adami : « Progetto per una vetrina », 1968 Entre 30000 et 40000 euros © DR
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2007
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